Les 33 mineurs bloqués depuis le 5 août dans une mine chilienne de San José ne sont pas au bout de leur peine. Il en va de même de la compagnie San Esteban qui possède la mine. Celle-ci va maintenant, en plus de toute la pression médiatique qui pèse sur elle, devoir composer avec des recours judiciaires entamés par la famille de l’un des mineurs et le gel d’une partie de ses revenus.
C’est l’épouse du mineur Raul Bustos qui est à la source de cette action en justice. Elle a porté plainte contre les dirigeants du groupe chilien San Esteban et le Service national de géologie et des mines pour « manquement au devoir »
« Je ne pense pas à un dédommagement financier, je pense à mettre face à leurs responsabilités non seulement les propriétaires de la mine, mais tous ceux qui n'ont pas fait leur travail », a-t-elle expliqué à la presse.
De son côté, un juge de Copiapo, une ville près de la mine, a ordonné le gel de 1,8 million de dollars des revenus de la compagnie provenant de la vente de cuivre à l’État chilien. Cette somme pourra servir d’indemnité aux 26 familles des mineurs disparus.
La compagnie San Esteban a de son côté d’énormes problèmes financiers depuis l’incident et serait au bord de la faillite. Elle pourrait même ne pas être en mesure de payer le salaire de ses employés.
La sécurité entourant la mine avait pourtant été mise en cause avant l’accident par un ancien directeur régional du Service national de géologie et des mines. Ce dernier aurait affirmé que la mine n’aurait « jamais dû rouvrir » après qu’un incident ait fait un mort en 2007. Ce dernier aurait « modifié radicalement » la géologie du secteur.
Le président du Chili, Sebastian Pinera, a promis d’instaurer : « toutes les enquêtes nécessaires pour établir les responsabilités, et sanctionner d'éventuels responsables ». Une commission du parlement a été formée pour enquêter sur les causes de l’accident du 5 août.
Un calcul préliminaire de la presse chilienne indique que les opérations de secours ont coûté à ce jour au moins 10 millions de dollars en incluant le percement du tunnel à venir.
Espérons que la compagnie San Esteban aura eu la bonne idée de se munir d’une assurance entreprise à toute épreuve puisqu’il semble que les contre coups de cette catastrophe ne font que commencer. Une assurance ne peut pas prévenir ce type d’accident, mais elle peut certainement aider les entreprises en difficultés à tenir le coup durant la tempête. Les courtiers de Lemieux Assurances sont une source d’informations indispensables pour toutes personnes désirant se lancer en affaire. N’hésitez pas à demander une soumission à l’un de nos courtiers pour connaître les options qui s’offrent à vous et à votre entreprise.

